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LE VERBE DE NGOMO : ALI BONGO DOIT FAIRE UN NETTOYAGE A SEC

LE VERBE DE NGOMO : ALI BONGO DOIT FAIRE UN NETTOYAGE A SEC
July 29
17:58 2017

Le vrai débat est là: Ali Bongo en RDV avec son destin…

 

Après un premier septennat dont le bilan n’est pas des plus élogieux, une campagne électorale violente et coriace, une élection des plus tumultueuses, Ali Bongo Ondimba a quand même réussi à se maintenir au sommet de l’Etat: miracle ou œuvre du destin? A chacun de s’offrir la réponse qui lui convient.

 

Au regard de la violence inouïe qui a été cultivée durant de nombreux mois par les acteurs politiques en désaccord avec Ali Bongo Ondimba, au regard de la conspiration en interne qui a failli emporter le successeur d’Omar Bongo Ondimba, au regard de la réalité sociopolitique qui reste tout de même tendue malgré les différents appels à l’apaisement, le chef de l’Etat ne peut et ne doit surtout pas, à la fin du dialogue politique, faire “la politique de l’autruche”.

 

Autrement dit:  Ali Bongo Ondimba doit définitivement faire exploser la baraque en mettant chacun à sa vraie place. Osons le dire ici et maintenant, il n’est redevable à personne sinon à sa simple  et bonne étoile tolérée ou acceptée  par le peuple gabonais.

 

Durant le premier septennat, la présence de Maixent Accrombessi et sa galaxie aux côtés d’Ali Bongo Ondimba avait suscité de nombreuses frustrations dans la majorité. En effet, beaucoup se plaignaient de ne plus jouir, à foison, des privilèges indus qu’ils s’étaient octroyés au détriment du plus grand nombre. Nombreux d’entre nous considérons cela comme l’acte 1 de la rupture indispensable qu’il fallait opérer: rien, plus rien ne sera comme avant. La République version Omar Bongo Ondimba devait connaître sa fin. Ce dernier ayant reconnu son échec en précisant que “Dieu ne nous avait pas donné le droit de faire du Gabon ce que nous avons fait de lui”.

 

La guéguerre dans la majorité qui se faisait sous le regard bienveillant du chef de l’Etat entraîna des démissions en cascade dans le parti au pouvoir et une exacerbation des frustrations qui firent naître le mouvement des conspirateurs, encore en gestation malgré le fait qu’il soit démasqué et les auteurs identifiés. C’est alors qu’on note que, nombreux sont devenus opposants passifs ou actifs, non pas parce qu’ils furent subitement émus devant les  cris du bas peuple mais tout simplement parce qu’il fallait établir un rapport de forces avec lequel Ali Bongo Ondimba devait plus que jamais composer. Nous y sommes avec l’esprit du dialogue.

 

Dans cet état d’esprit, Ali Bongo Ondimba n’a pas le choix que de s’offrir des intelligences neuves et déterminées, comme ce fut le cas durant la période électorale, pour l’accompagner dans le septennat de tous les dangers. Rappelons le à volonté et à qui ne veut l’entendre que, nombreux de ceux qui ont joui du pouvoir durant le premier septennat avait déserté les lieux car, ils ont cru comme nos adversaires que le pouvoir avait définitivement échappé à Ali Bongo Ondimba. Et voir cette bande de lâches sans vergogne écumer les arcanes de la haute administration a tout de répugnant.

Le président de la République joue son RDV avec son destin. Un seul mot doit régner: la compétence. D’abord pour faire face à la fronde occidentale qui n’accepte toujours pas que le Gabon ait gagné une part d’indépendance ou de liberté supplémentaire en affrontant la décision de ceux qui pensent encore qu’ils peuvent décider à la place de tous comme jadis. Hélas, certains ne voient pas la grande avancée de cet affront fait à la Francafrique qui mord notre pays depuis des décennies.

 

A ce stade du débat, un véritable bilan s’impose aussi bien dans les rangs de la majorité que dans l’analyse fine des résultats enregistrés durant la dernière élection présidentielle. Il serait trop facile de faire comme si rien ne s’était passé dans ce pays. Chacun doit rendre des compte de ce qu’il apporte au Gabon et au chef de l’Etat qu’ils disent soutenir.

 

Dans le souci de démontrer l’impopularité et l’incompétence de certains membres du gouvernement ou hauts cadres de l’administration, opposants en puissance, il revient à des esprits froids et sans états d’âme de regarder de très près leur bilan, dans l’exercice de leur fonction au gouvernement, et leur légitimité dans leur circonscription politique respective. Ce premier exercice objectif permettra au chef de l’Etat de se débarrasser de certains morpions de la République. Ceux là par qui tous les scandales antirépublicains sont conjugués.

 

Dommage, ils sont légions au gouvernement et dans la haute administration. Les cas de ceux qui sont en prison aujourd’hui sont nombreux et il serait amer de s’arrêter en si bon chemin en tranchant la tête au Mamba justicier. Tous les corrompus de la République devront y passer afin de donner un nouveau souffle à un pouvoir qui pourrait être aux abois dans les mois à venir si on n’y prend garde.

 

L’éducation, la santé et les conditions de vie (logement, eau, électricité, pouvoir d’achat) de nos compatriotes sont convalescents. Déjà pour ces différents secteurs identifiés, les ministres doivent tout simplement dégager. Il n’y a rien à attendre des individus qui n’ont pas l’orgueil du pauvre. C’est à dire, l’orgueil de celui qui n’accepte de prendre ce qu’il ne peut rendre.

 

Aussi, le chef de l’Etat devrait s’affranchir de l’idée malsaine et avariée qui voudrait que l’on ne puisse obtenir des postes de responsabilités que lorsqu’on accepte d’appartenir à des cercles qui n’ont rien de philosophique. La moralité puante et l’incompétence insultante de certains frères de lumière, on devrait plutôt dire des ténèbres,  prouvent à suffisance qu’il n’y a rien de bon attendre avec eux,  là bas.  C’est dire que, même chez les francs-maçons et autres, chacun devrait retrouver sa vraie place. On ne peut indéfiniment se nourrir ou naviguer dans l’imposture au risque de subir en pire, les événements du 31 août dernier. D’où la nécessité voire l’urgence de nettoyer les différentes colonnes.

 

D’ailleurs, ceux de la majorité qui s’opposent ou qui souvent décident d’ affronter le pouvoir, ne trouvent ils pas la force de le faire uniquement parce qu’ils comptent sur leur “passeport maçonnique”?

L’objectivité, symbolisée par la compétence, dans le choix des différents serviteurs de la République devrait primer sur toutes autres formes d’appartenance. Car, les valeurs et les principes de la République sont clairs. On n’a pas besoin d’appartenir à un cercle, une ethnie, un parti ou une religion pour jouir des privilèges naturels et légitimes que nous offrent notre éducation, notre formation, en gros, notre intelligence. C’est là le point de départ qui devrait servir de référence au chef de l’Etat dans le choix des hommes et des femmes qui devront conduire les affaires du Gabon pour les années à venir.

 

Si le bilan du premier septennat d’Ali Bongo Ondimba reste marqué par un goût d’échec ou d’inachevé, du fait du mauvais casting accumulé lors des gouvernements successifs, il va sans dire qu’il ne jouira d’aucun état de grâce lors du choix du futur premier ministre de la République. L’organisation du dialogue politique, qui laisse à désirer pour des personnes rigoureuses et sérieuses, accable l’autorité première chargée de piloter cette opération. Sur le plan international, l’organisation du dialogue est digne d’un amateur. Il a sa place dans les basses classes, pas au sommet.

 

D’ailleurs, les critiques justifiées ont commencé à fuser de toutes parts quand les mêmes visages incompétents et vendeurs d’illusions ont été revus aussi bien dans le gouvernement que dans la haute administration. C’est à croire qu’on collectionne les mystificateurs et les bluffeurs au sommet de l’Etat.

 

Dans les coulisses du dialogue politique, nombreux sont ceux qui ont pu comprendre pourquoi notre pays allait si mal. Ceux qui sont sensés incarner l’exemplarité ne sont en réalité qu’un collector de farfelus au ciboulot inquiétant. L’organisation piétinante, les évidences recherchées sur la planète Mars, le pragmatisme sur Jupiter etc, etc. Bien heureusement, que face à ce tableau qui vend du cauchemar, il y a quelques esprits lucides et sincères qui comprennent les enjeux et réduisent leurs appétits non négligeables: Il faut ouvrir et partager au risque de tout perdre. Qui trop embrasse mal étreint, nous rappelle le proverbe.

 

Naturellement, si le casting est médiocre, n’osons pas espérer que la méthode de travail serait excellente. C’est cet aspect managérial qui avait également perdu Ali Bongo Ondimba lors du premier septennat: une méthode de travail flou sinon illisible. Il convient donc de tirer les leçons du passé au risque de s’exposer à un exil, tel que celui de Laurent Gbagbo ou de Blaise Compaoré, ou encore à une fin, comme celle de Mobutu ou de Kadhafi Mouammar.

 

Ali Bongo Ondimba ne peut rater son RDV avec l’histoire. Disposant de toutes les cartes en main, il peut arrêter les jérémiades des opposants de circonstance, les cris du bas peuple qui demandent de meilleures conditions de vie et préserver les intérêts de tous: les partenaires amis et les camarades de la majorité. Le seul génie qui lui est demandé est de disposer en équilibre tous ces poids qui ont chacun leur importance et leur nécessité. Le déséquilibre d’un pourrait entraîner sa chute.

Les jours à venir seront déterminants: soit pour faire douter ceux qui ont cru en vous, soit pour conforter ceux qui ne croyaient pas ou plus en vous, soit pour rassurer ceux qui croient encore en vous. Ayez le courage d’un homme d’Etat. C’est le temps de dégager tous ces PDGistes corrompus et tous ces francs-maçons opportunistes qui n’apportent rien au Gabon et ne peuvent rien vous apporter. L’élection d’août 2016 fut suffisamment parlante.

 

Gardez à l’esprit que 2016 n’a pas été 2009. Et que 2023 pourrait ne jamais être 2016 si vous le décidez. La balle est dans votre camp, à vous de jouer.

 

Par TélesphoreObameNgomo

 

 

 

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