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Le changement c’est nous!

Le changement c’est nous!
March 16
12:26 2016

La mirée d’un peuple est d’atteindre le stade du développement intégral et de « permettre à chacun de ces citoyens de vivre la vie qui a de la valeur à ses yeux », pour réitérer les écrits du prix Nobel Amartya Sen.

La notion d’ « émergence » tout comme celle de « décollage » de Walt W. Rostow, demeure encore problématique. En effet, il n’existe toujours pas de définition consensuelle pour la notion d’émergence, du fait de la complexité des caractéristiques supposées concrètement définir une économie dite « émergente ».

Selon le dictionnaire Le Robert, « émerger » se dit d’un événement « qui s’impose à l’attention par sa valeur » ; d’autres le traduiraient simplement comme le passage « d’un milieu inférieur à un milieu supérieur ». En économie, l’expression traduirait alors l’ensemble des nations qui fomentent de l’intérêt et qui se circonscrivent de celles dites pauvres, sous-développées et donc en « marge des échanges mondiaux de biens, de services et d’idées émergent » comme le soulignait le Professeur Moubarack LO.

Au Gabon et comme dans bon nombre de pays sous-développés, le concept « est à la mode ». De la Guinée-Equatoriale, au Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun l’émergence est la tendance et reste désormais perçue comme un idéal à atteindre, aussi bien pour les autorités que pour les peuples. Depuis l’arrivée du Président Ali Bongo Ondimba, ce concept est devenu plus que courant dans les discussions quotidiennes des gabonais. On peut l’entendre ici et là des discussions des enfants mais surtout en objet des projets proposés par les entreprises, aussi bien publiques que privées.

Oui, nous gabonais sommes fatigués des paroles mirobolantes qui émanent de nos dirigeants, des gestions honteuses et les fraudes de toutes natures.
Oui, nous ne supportons plus de vivre dans des taudis, dans l’insalubrité et tous les risques de contracter des maladies qui sans cesse nous fragilisent.
Oui, nous ne voulons plus des dirigeants peu regardants de la situation de leur peuple. Comment comprendre que nous ne soyons qu’au nombre 1 800 000, et vivons dans une situation de précarité délabrement avancée ?
Oui, nous voulons des écoles, universités, routes, maisons, des hôpitaux, accès à l’eau et électricité, des hommes, des femmes, des jeunes, des enfants scolarisés, éduqués, saints pour un Gabon saint.

Mais que faisons-nous pour atteindre cet idéal?
Nos alleux se sont battus, en sacrifice de leur vie, pour nous libérer de l’imposition coloniale, en vue de la préservation de nos valeurs, des traits qui définissent ce que c’est d’être un « Gaboma », un héritage noble. Nos parents les ont relayés en se battant, un peu plus tard, pour l’instauration d’une démocratie : une nécessité, sans contestation aucune, pour notre devenir. Nous, nous jeunes, nous sommes plutôt contentés de ces acquis et sans plus.

Aujourd’hui il nous est offert la chance de tourner la page, redorer notre image et redéfinir ce qui fait de nous un peuple fière, une nation soudée, « un Gabon d’abord », qui se veut profitable aux générations futures, une nouvelle façon de penser, concevoir, agir: l’émergence.

Cependant, la nature du débat proposé actuellement n’est que très peu favorable au développement du pays. En effet, comment comprendre qu’en ces temps l’ensemble des débats ne soit accentué que sur la politique ? On se croirait dans les années 1990, ou le développement du pays ne venait qu’en second, alors que celui des intérêts individuels et purement politique primaient, alors qu’il nous ait proposé un projet utile pour le bien-être de tous.

Pourquoi se limiter à la contestation, protestation, plutôt que de proposer et de guider, apporter son expertise? Pourquoi faire de l’éternel recommencement une religion, plutôt que d’améliorer, performer l’existant ? Pourquoi se laisser instrumentaliser, alors que nous sommes jeunes, et donc avons le pouvoir de décider ?

Des reformes importantes ont été initiées depuis 2009, des changements profonds et perceptibles en matière d’infrastructure, sur le plan social mais surtout en matière de santé, «mais beaucoup reste à faire » déclarait le président Ali Bongo, dont la détermination reste avérée. Il est grand temps que nous nous érigeons en force de proposition et de travail pour notre pays. Il est désormais grand temps que l’on soit ce changement, que les premiers pas vers le changement se fassent en nous, dans nos mentalités, dans nos agissements, au sein de nos familles. Soyons le changement que nous préconisons pour notre pays.

JJ

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